Chemin de foi« Finalement, y’a pas mal de temps spi durant ce stage » confiait une volontaire à l’issue de la session d’été 2006. Un de ses confrères, au cœur de l’hiver 2007 se plaignait de l’absence d’une soirée de prière personnelle. Tous deux se rangent dans le groupe indéfini du catholique pratiquant.
Alors qui croire ?
Tout le monde et personne à la fois ! L’esprit du temps aime à noter la catholicité des organismes d’Eglise… Mais la proposition spirituelle de la DCC ne se mesure pas au temps consacré à la prière durant un stage, ne se juge pas au hasard d’un sondage incertain.
Le père Xavier Bris, aumônier de la DCC, recentre le débat : « Quelle est la vocation de la DCC ?
Faire communier celui qui accueille et celui qui est accueilli. Permettre une véritable rencontre fraternelle, dans le respect et la connaissance de l’autre ».
La DCC, humblement, propose aux volontaires de mieux connaître celui qui les accueille, dans sa foi, dans ses croyances. « Dieu est différent de ce qu’on imagine, l’éternel est au-delà de notre façon de croire. Voilà l’expérience de foi de la coopération ».
Dès le premier week-end de formation, le candidat est amené à réfléchir sur cette diversité du Croire, sur le visage et l’organisation de l’Eglise. Ne serait-ce que par l’échange avec des formateurs heureux dans leur foi !
Pour la DCC, cette fraternité que doit vivre le volontaire, prend appui sur le père. « Le moral d’acier, la générosité et la compétence technique ne suffisent pas à une coopération épanouie » rappelle le père Xavier, rejoint en cela par Grégoire Le Bel, jésuite, membre de l’équipe de formation. Tous deux participent au travail de la « commission spi » de la DCC.
Depuis 2 ans, ce groupe de salariés et de bénévoles approfondit sa mission pastorale. « Organisme d’Eglise, la DCC est vouée à accueillir tous ceux qui désirent la rejoindre dans son entreprise de remettre l’homme debout».
Les volontaires sont envoyés au nom de l’Eglise de France, mais c’est Dieu qui appelle. « Et dans l’Evangile, Dieu n’appelle pas forcément les plus beaux, les plus forts. Qui sommes nous pour nous permettre de faire le tri parmi les enfants du père ? » S’interroge le père Xavier.
La DCC aide les candidats à discerner sur l’appel de la coopération en Eglise, en mettant des mots sur leur foi, leurs motivations. Habiter ses mots, pour permettre la vraie rencontre de l’Autre.
On comprend alors la nécessité d’offrir des temps de prières et de réflexion durant les stages et les week-ends.
Le volontaire peut alors dire oui à l’appel. Il ne part pas seul, mais avec tous les témoins de son oui : les autres volontaires, son diocèse, sa communauté... et la DCC qui continue son aide discrète au long de la coopération.
Car le cœur de l’expérience spirituelle se joue avec la rencontre, dans laquelle la DCC s’efface.
Etre volontaire, c’est aussi accepter de se ressourcer au puits de l’autre, car la source vive est la même. Dieu.
François-Xavier Guiblin (Volontaires en Eglise, juin 2008)